Slide Yellow Submarine à bord d’un sous-marin turc
Un 209 turc n’a pas été à la fête fin août 2020 pendant le différend qui opposa la Turquie à la Grèce sur les zones d’exploration d’hydrocarbure. Le sous-marin turc voulait naviguer illégalement près d'Eubée, une île reliée à la Grèce continentale par seulement un pont. Au lieu de cela, comme indiqué précédemment par Greek City Times, le sous-marin turc a été entouré toute la nuit par un hélicoptère de la marine grecque. Le sous-marin turc qui a été retrouvé a été bombardé toute la nuit avec de fortes ondes / fréquences de sonar qui auraient sûrement laissé certaines oreilles très douloureuses et du célèbre « Yellow Submarine » des Beatles.

L’ARA San Luis (S-32) et ses torpilles défectueuses
L’ARA San Luis,sous-marin argentin de Type 209/1300 fut le seul sous-marin de ce Type a participer à un combat armé. Le conflit se situe pendant la guerre des Malouines en 1982 qui opposait l’Argentine et le Royaume Uni. L’ARA Santa fé (autre sous-marin argentin – voir plus loin à la Page Balao) ayant été mis hors état de nuire, le San Luis représentait le dernier danger de la Royal Navy. A deux occasions, le sous-marin a lancé des torpilles de fabrication allemande SST-4 contre des navires et à chaque fois, elles n’ont pas fonctionné. A plusieurs occasions, l’ARA San Luis a été traqué, mais il a réussi à échapper aux sonars anglais en se tapissant sur le fond. A la fin de la guerre, des experts allemands sont venus comprendre pourquoi les torpilles avaient fait long feu. Les hypothèses étaient nombreuses (coupure de fil de guidage, distance trop grande de la cible, erreur de l’équipage…). Ils sont arrivés à la conclusion que l'un des marins argentins chargé de l'entretien périodique des torpilles avait inversé par inadvertance la polarité des câbles d'alimentation entre les torpilles et le sous-marin. Le gyroscope des torpilles ne pouvait donc pas bien fonctionner. Comme quoi, l’histoire du fil vert sur le bouton vert et le fil rouge, sur le bouton rouge n’existe pas que dans les films !

Disparition du San Juan (17 novembre 2017)
Le 17 novembre 2017, le commandement de la marine argentine a indiqué qu'il « n'avait plus eu de contact » avec le sous-marin ARA San Juan (S-42) depuis que celui-ci a envoyé sa position pour la dernière fois le 15 novembre 2017 à 430 km de la côte argentine. Le sous-marin effectuait des exercices de surveillance maritime dans la zone de Puerto Madryn. Le San Juan en 2014 Le San Juan a implosé en 40 millisecondes emportant avec lui les 44 membres d'équipage à bord ce jour-là. Selon un rapport du Bureau américain du renseignement naval, le sous-marin a implosé à la suite d’une forte pression et a ensuite sombré à une vitesse d'environ treize nœuds. Les conclusions de l’enquête ont montré que c’est une défaillance d’une vanne de ventilation qui a provoqué une arrivée d’eau dans les réservoirs et le moteur provoquant un court-circuit et provoqué une implosion. Une autre hypothèse viendrait d’une arrivée d’eau via le circuit de ventilation dans le local batterie, provoquant un incendie, puis sa perte. Il est retrouvé le 16 novembre 2018 à 850 m de profondeur, à 400 km des côtes. Fin 2019, le scandale éclate : Un navire chilien, le Cabo de Hornos, avait repéré l’épave 20 jours après l’accident et demandé à la Grande Bretagne d’y envoyer un robot sous-marin pour confirmer la découverte. Mais les Argentins ont refusé l’accès au site. C’est l’incroyable aveu du contre-amiral Enrique Lopez Mazzeo, alors en charge d’une partie de l’ARA. Une triste réminiscence de la guerre des Malouines ou le Chili était du côté des Britanniques et d’un conflit avec ces mêmes Chiliens en 1978. L’instruction est en cours !

Le boulier de l’honorable Mr Huang Xuhua
Afin de concevoir cette nouvelle Classe révolutionnaire pour l’époque, un diplomate Chinois avait ramené des Etats-Unis des jouets de sous-marins américains (Classe George Washington) afin de valider les proportions extrapolées à partir des photos en leur possession. L’espionnage industriel n’a pas de limite ! Souvent appelé le « père des sous-marins nucléaires de la Chine », Huang Xuhua a déclaré en 2018 qu'il possédait encore l'un des bouliers qui étaient utilisés dans la production de l'engin. Il a déclaré que l'appareil, connu sous le nom de « Suanpan », l'a aidé, ainsi que son équipe, à calculer les données critiques pour fabriquer le sous-marin. Il y a près de 60 ans, l'homme de 93 ans a dirigé le développement du sous-marin Changzheng 1, travaillant pour la China ShipbuildingIndustry Corporation en succédant à Peng Shilu, premier designer en chef. Il a dit que l'entreprise avait plusieurs équipes de calcul de boulier qui ont été séparées en sections spécialisées. Chaque équipe travaillerait « jusqu'à ce que chaque section atteigne le même résultat ». Le bruit des perles sur les bouliers ferait « vibrer les bâtiments de l'aube au crépuscule », a déclaré M. Huang. En 2019, Huang Xuhua est honoré de la médaille de la République pour ses contributions exceptionnelles à la nation. La plus haute récompense nationale pour ses 30 années d’abnégation et de sacrifice (sa famille a dû déménager en secret et ses parents n’ont connu son véritable métier qu’en 1987 après une parution dans un magazine). Un véritable pied de nez à l’histoire car avant cette formidable carrière, il avait été envoyé aux travaux forcés à la campagne pendant deux ans pour ses antécédents réactionnaires lors de la « révolution culturelle ».

Patrouille record de 90 jours et 1 nuit
Fin 1985, un équipage chinois a réussi à partir en mission sans interruption pendant 90 jours et 1 nuit à bord du Changzheng 3 qui avait été livré l’année précédente. L’objectif était de battre l’ancien record national de 70 jours, sans parler de celui de 83 jours et 10 heures de navigation continue établi par un sous-marin nucléaire américain en 1960. Un équipage a subi préalablement une période de préparation à terre et en mer « Test 0990 ». Les risques d’une telle mission étaient considérables (rayonnements, gaz toxiques, décibels, nutrition, etc.). L’opération a été préparée dans le plus grand secret. Le 25 novembre, avant de partir, chaque membre a rédigé une lettre d’adieu et a posé symboliquement sur le quai. Six membres de l’expédition Ce fut un véritable enfer pour l’équipage qui essuya tempête, pannes multiples, problème d’eau, ennui (un même film a été vu plus de 30 fois), nutrition, fatigue extrême et dépression. Mais le record a été battu malgré le fait qu’à deux reprises, il fut question d’abandonner.

Des équipages sacrifiés
Le 22 juin 1998, un Yugo s'empêtre dans un filet de pêche dérivant dans les eaux sud-coréennes, à environ 18 km à l'est du port de Sokcho et à 33 km au sud de la frontière entre les deux Corées. Un bateau de pêche sud-coréen a observé plusieurs membres d'équipage de sous-marins tentant de démêler le sous-marin du filet de pêche. Le bateau de pêche a averti la marine sud-coréenne et une corvette a remorqué le sous-marin avec l'équipage toujours à l'intérieur jusqu'à une base navale du port de Donghae. Le sous-marin a coulé pendant qu'il était remorqué dans le port et il n'était pas clair si c'était à la suite de dommages ou d'un sabordage délibéré par l'équipage. Le 23 juin, l’Agence centrale coréenne de presse a reconnu qu'un sous-marin avait été perdu dans un accident d'entraînement. Le 25 juin, le sous-marin est récupéré à une profondeur d'environ 30 m et les corps de neuf membres d'équipage sont retrouvés ; cinq marins ont apparemment été assassinés tandis que quatre agents se sont apparemment suicidés. La présence de boissons sud-coréennes suggère que l'équipage avait terminé une mission d'espionnage. Les journaux de bord trouvés dans le sous-marin ont montré qu'il avait infiltré les eaux sud-coréennes à plusieurs reprises. Les corps des membres de l'équipage des sous-marins ont ensuite été enterrés au cimetière des soldats nord-coréens et chinois. Le cimetière des ennemis, à Paju en Corée du Sud. Les stèles sont tournées vers le Nord Ce type de tragédie n’est pas nouvelle. Déjà, en 1996, un SangO qui devait débarquer 3 agents avait été capturé et 24 marins et commandos avaient été exécutés froidement.

Un bateau trop lourd
La Classe S-80 est une Classe de sous-marin d'attaque à propulsion anaérobie fabriqué par Navantia. Elle serait véritablement la première Classe réellement espagnole depuis la fin de la deuxième guerre mondiale. Elle est destinée à remplacer les sous-marins à propulsion classique de Classe Agosta équipant l'armada espagnole et dont la mise en service était prévue à l’origine en 2015 avant d'être reportée, à cause de défaillances dans la conception, à 2022. Leur coût initial était évalué à 550 millions d'euros en mais en 2018, il est réestimé a un peu moins d'un milliard d'euros (l’unité). Ils ont dû être rallongés de 10 m en raison d’un problème de poids. En effet, le diable étant dans les (gros) détails, une virgule a été mal placée dans un calcul et le S-80 s’est retrouvé avec 100 tonnes de trop. Rallonger le sous-marin fut la seule solution trouvée par l’Américain Electric Boat / General Dynamics (les travaux étant déjà très avancés). Pour couronner le tout, avec ses dix mètres supplémentaires, le dock de Cartagène qui devait l’accueillir est désormais trop court. Les budgets explosent encore de 16 M€.

Une chèvre sur l’Archerfish (SS-311)
Nous sommes en janvier 1961 sur l’USS Archerfish. Le sous-marin est au ravitaillement dans le New London et deux marins passablement ivres reviennent à bord avec une chèvre et un coq (qui eux, sont sobres). La chèvre monte discrètement à bord et est enchaînée dans la salle des machines et les marins défilent pour faire un concours de longueur de barbe. Mais il a fallu se résoudre à la débarquer malgré les protestations de l’équipage et de la chèvre. Cette dernière est restée affectée au COMSUBLANTMEDGRU où elle participa à des exercices scientifiques qui impliquaient de remplir ses poumons avec un liquide spécial qui lui permettait de respirer sous l'eau pendant quelques jours. Concours de barbichette ! Si cette histoire prête à rire, il faut savoir que des chèvres ont été utilisées pour tester la résistance des organismes aux accidents de décompression et autres intoxications gazeuses. Ce n’est qu’en 2008 que la Royal Navy a annoncé renoncer à ses pratiques.

GOGO Dancing sur les barres de plongée
Nous sommes le 10 juillet 1975. Le Capitaine de l’USS Finback (SSN-670) autorise la danseuse de revue Cathy Susan Futch à se trémousser sur l’hydroplane du massif à la sortie du port de Canaveral en Floride afin de célébrer la fin d’une longue période de maintenance. La presse s’en étant fait l’écho, le bateau est rappelé à la base illico presto. Le commandant est relevé de son poste pour avoir volontairement déconcentré son équipage dans une zone à risque et pour ne pas avoir suivi les procédures pour le personnel civil. Il ne put jamais réintégrer un sous-marin bien que maintenu dans les effectifs de la Navy. La danseuse a elle aussi intégrée les Marines, mais a dû abandonner pour des raisons médicales après deux mois de formation. Apparemment, la danse ne faisait pas partie des épreuves !
Et si on volait un sous-marin nucléaire ?
C’est le projet fou qu’avaient décidé trois hommes en 1978 avec l’USS Trepang (SSN-674), alors amarré à la base de New London. Le FBI a pu les arrêter en octobre de cette même année lorsque deux d’entre eux (Edward J. Mendenhall et James W. Cosgrove), originaires de St Louis, tentaient de corrompre un des douze hommes d’équipage stationnés sur le sous-marin. Ils projetaient de voler le bâtiment, puis de tuer l’équipage au large avant de le céder à un acheteur non identifié.
Il brûle son sous-marin pour quitter plus tôt son travail
Le 16 juin 2012, Casey James Fury, un employé des chantiers navals, met le feu à l’USS Miami (SSN-755) dans un compartiment du sous-marin afin de quitter plus tôt son travail. La lutte contre cet incendie durera douze heures, les dommages occasionnés auront un coût global de 400 millions de dollars. La réévaluation de ce coût à 700 millions de dollars décide la Marine américaine, dans un contexte de réduction budgétaire, à le démanteler pour 54 millions de dollars. Casey James Fury est condamné à 17 ans de prison le 15 mars 2013 pour cet incendie criminel.

L’opération Ivy Bells
Dans les années 70, les Américains apprennent que les Soviétiques ont installé un câble sous-marin longeant les îles Kouriles, permettant de relier les bases secrètes de sous-marin de Vladivostok et de Petropavslok. Les Soviétiques, méfiants, ont installé le long de ces câbles immergés des bouées sonores, capables de détecter toute intrusion étrangère... ce qui n’effraie pas plus que ça les sous-mariniers américains qui y envoient leurs plus fins limiers de la NSA (Navy-National Security Agency) et le Halibut SSN-587, un sous-marin d’attaque très spécial anciennement équipé de fusées Regulus. Les plongeurs du sous-marin réussissent alors à coller sur le câble un petit boîtier (pod) enregistreur, qui capte les communications sans avoir à couper le câble. Régulièrement, il suffira d’aller relever les bandes d’enregistrement du pod, équipé d’un mini-magnétophone, car il ne peut émettre sans se faire repérer. En cas de détection, le pod se décolle et est emporté au fond. La première moisson est plus qu’un succès : les Soviétiques sont tellement persuadés de la fiabilité de leur câble qu’ils n’ont négligent de coder leurs messages ! Mais ça ne dure pas longtemps. Un bateau soviétique crochète par hasard le dispositif et des plongeurs découvrent le système espion qu’ils utilisent un temps comme outil de désinformation (à vérifier). Un Samos, satellite espion américain détecte en 1981 la présence de nombreux chalutiers soviétiques au-dessus de la zone sensible. En urgence, l’USS Parche (SSN-683) est envoyé récupérer la dernière bande. Quand il arrive, le pod n’est plus là. Un informateur américain payé 35.000 dollars par le KGB en a révélé l’endroit. Le traitre, Robert Pelton, de la NSA, est condamné à la prison à vie. Le Pod est aujourd’hui exposé dans un musée soviétique. Dans l’opération, les Américains auraient perdu des plongeurs que le Parche n’a jamais réussi à récupérer dans sa précipitation à quitter la zone.

Interdiction de filmer dans les douches des femmes !
A bord de l’USS Wyoming (SSBN-742), pendant les patrouilles d'août à novembre 2013 et de mars à juin 2014, quatre femmes ont été secrètement filmées dans le vestiaire de la douche, y compris par des aspirants et des officiers affectés au bateau. 300 personnes seront interrogées lors de l’enquête qui dura près d’un an. Dix hommes seront condamnés dont six en cour martiale en 2015, pour avoir filmé, distribué ou pour ne pas avoir signalé cette infraction sexuelle grave. L’affaire n’a pas été prise à la légère, d’autant que l’US Navy multipliait ses efforts pour féminiser les équipages depuis trois ans. Officiellement, aucune vidéo n’a été retrouvée, mais son auteur a quand même écopé de deux ans de prison ferme ! Dans un contexte similaire, une affaire de fichage du personnel féminin de l’USS Florida (SSGN-728) a éclaboussé la Navy en 2018. La liste sexuellement explicite décrivait diverses femmes de l'USS Florida par leurs apparences, leurs caractéristiques et divers actes sexuels que les créateurs de la liste souhaitent effectuer avec elles. A l'époque, le sous-marin employait 32 femmes dans son équipage de 173 personnes et c’était le deuxième sous-marin à intégrer du personnel féminin. Deux marins ont été expulsés de la Marine. Onze mois plus tard, le commandant du bateau, le Capitaine Kercher, a été démis de ses fonctions pour ne pas avoir suffisamment enquêté sur l’affaire.

Que l’amour nous désarme tous !
Un soir d'avril en 2018, un groupe de sept militants catholiques est arrivé à Kings Bay, une base d'armes nucléaires sur la douce côte sud-est de la Géorgie. La base est située près de la ville balnéaire de St. Marys. Elle est à peine visible au-delà de ses portes d'entrée en briques et une épaisse forêt de pins cache les sous-marins. Cette nuit d'avril, le groupe, dont Martha Hennessey, la petite-fille de l'icône catholique de la justice sociale Dorothy Day, est arrivé à la base armée de pinces, de peinture et de biberons de son propre sang. Ils ont coupé un cadenas sur une porte de clôture du périmètre et ont utilisé le sang et la peinture pour écrire un message sur le mur de la base : « Que l'amour nous désarme tous ». Le groupe a passé plusieurs heures sur la base, alors même qu'un haut-parleur automatisé hurlait : « C'est une zone restreinte. Le recours à la force létale est autorisé ». Les membres du groupe, qui se font appeler « Kings Bay Ploughshares 7 », en référence à un ordre biblique promettant de « transformer les épées en socs de charrue », étaient bien conscients qu'ils pouvaient écoper de 25 années derrière les barreaux pour leur intrusion. Elizabeth Mc Alister, 79 ans, la plus âgée du groupe, avait déjà un passage en prison à son actif pour son activisme.

Les petites souris de l’Amiral
Le NR-1 était le petit joujou de l’Amiral Rickover et ce dernier a dû se battre bec et ongle pour en obtenir le financement auprès de la Marine et l’administration américaine en général. La certification du bâtiment fut une sinécure car il ne répondait à aucun standard de sécurité et les inspections pour l’homologation furent des plus houleuses. Lors de l’une d’entre elles, l’Amiral avait récupéré deux petites souris qu’il avait caché dans le sous-marin. Après plusieurs heures d’inspection, les contrôleurs sont ressortis avec le cadavre d’une souris à la main comme preuve d’incompétence de l’équipage à maintenir le sous-marin en état. L’Amiral fit alors remarquer qu’il y avait deux souris à bord, preuve de l’incapacité des contrôleurs à vérifier l’intérieur du bateau. Ambiance !

RFS-1 (Reid Flying Submarine 1)
Plus drôle et à la limite de ce que l’on pourrait appeler une « force sous-marine ». Le RFS-1 a été construit par Donald V. Reid, ancien passionné de sous-marins radiocommandés et sous-traitant pour la défense, à Asbury Park, dans le New Jersey. Il a utilisé des pièces d’autres avions (écrasés). Pour tenter de fabriquer un avion pouvant également servir de sous-marin, la conception de Reid lui parvint presque par accident en 1954 lorsqu'un ensemble d'ailes de maquettes d’avions tomba d'une étagère et atterrit sur la coque de l'un de ses sous-marins radiocommandés. Une idée est née et il décide de construire le premier sous-marin volant au monde. Reid a d'abord testé divers sous-marins volants de la taille d'un modèle réduit avant de tenter de construire un engin piloté. Le vrai prototype (RFS-1) a volé à plus de 23 m au-dessus de la rivière Shrewsbury en 1962 par le fils de Don, Bruce. Au départ, la position du pilote était dans le pylône moteur, mais elle avait été avancée sur le fuselage avant le premier vol. Pour le transformer en sous-marin, le pilote a retiré l'hélice et a recouvert le moteur d'une "cloche de plongée" en caoutchouc. Avec un petit moteur électrique de 1 cv situé dans la queue, il a voyagé en immersion, le pilote utilisant un Aqualung, à une profondeur d’environ 3,5 m. Le RFS-1 portait également le permis de bateau NJ18S, immatriculé dans l’état du New Jersey. Don Reid a tenté d’intéresser les militaires au métier sans succès. Il est décédé à l'âge de 79 ans en 1991.

Jackpot pour le PNS Mangro (S133)
Le Mangro est un sous-marin de Classe Daphné (localement Classe Hangor) construit pour la Marine Pakistanaise. En février 1970, il entame une période d'essais et de formation qui fut des plus rocambolesques. L'équipage français chargé de valider les essais et de former les marins pakistanais a été confronté à des problèmes que nous qualifierons de « culturels » comme nous le raconte Jean Paul Jannin dans son autobiographie « Un Corse en mer ». Non seulement l'apprentissage était dosé à base de torgnoles et autres mandales (qu'il a fallu limiter en expliquant discrètement aux pauvres marins les bons usages plutôt qu'en référer aux supérieurs à la main lourde), mais il a aussi fallu gérer la survie du sous-marin pendant les moments de prière. A plusieurs occasions (appel aux postes de combat), on a retrouvé l'équipage regroupé en train de prier, ignorant totalement les ordres. Le pompon fut décroché le 1er avril 1971 lorsque le bateau fut appelé à rejoindre son port d'affectation à Karachi. Une guerre civile venait de se déclencher au Pakistan oriental (connue sous le nom d'opération Jackpot) et treize membres de l'équipage ont lancé une mutinerie à bord pour rejoindre l'Inde. Les services secrets avaient eu vent de l'affaire et la bataille rangée fit pas moins de 25 blessés au couteau, un mort, et une flopée de déserteurs. Le Mangro finira par rejoindre Karachi avec un équipage recomposé en urgence en novembre 1971, au plus grand bonheur des formateurs français.

Malaisie – Mais qui a tué AltantuyaShaariibuu ?
En juin 2002, DCN International et la société espagnole Izar concluaient avec le gouvernement malaisien un contrat de construction de deux sous-marins Scorpène, estimé à un milliard d’euros. Par la suite, un sous-marin Agosta, précédemment en service dans la Marine nationale, le Ouessant, était mis à la disposition de la marine malaisienne pour la formation de ses équipages. À la fin de l’année 2009, l’ONG malaisienne Suaram déposait plainte contre X pour corruption et abus de biens sociaux et alléguait qu’une commission de 114 millions d’euros aurait été versée afin de favoriser l’obtention de ce contrat. La justice française ouvrait une enquête préliminaire puis une information judiciaire pour éclaircir les conditions de vente de ces sous-marins. Selon l’accusation, des commissions, dissimulées derrière des contrats de consultants, auraient pu servir à corrompre l’ancien ministre de la Défense malaisien, Najib Razak, devenu Premier ministre en 2009, via un de ses proches, un lobbyiste et expert militaire, du nom d’Abdul RazakBaginda. Les Français entendus dans ce dossier contestaient les faits qui leur étaient reprochés et soulignaient notamment qu’il n’avait jamais été démontré l’existence de versements entre Najib Razak et Abdul RazakBaginda. La justice malaisienne enquête par ailleurs sur l’assassinat à Kuala Lumpur en octobre 2006, d’une interprète, AltantuyaShaariibuu, maîtresse d’Abdul RazakBaginda et occasionnellement de Najib Razak. La jeune femme aurait été enlevée en plein Kuala Lumpur par deux membres d’un corps d’élite de gardes du corps du bureau du Premier ministre, puis tuée par balles dans un faubourg et son corps pulvérisé à l’explosif dans la jungle. Il est soutenu qu’elle aurait joué un rôle dans les négociations et aurait été assassinée pour avoir réclamé une part des commissions.

Collision improbable entre le Triomphant et le HMS Vanguard
Les sous-marins nucléaires lanceurs d'engins HMS Vanguard et Le Triomphant entrent en collision dans l’océan Atlantique dans la nuit du 3 au 4 février 2009. Les deux fleurons de la Royal Navy britannique et de la Marine nationale française subissent tous deux des dégâts matériels, mais aucun blessé ni aucune fuite radioactive ne sont rapportés de part et d’autre. Au moment de la collision, les deux bâtiments étaient en immersion et, selon le Ministère de la Défense britannique, progressaient « à vitesse très réduite ». Les deux sous-marins sont équipés de sonars actifs et passifs, bien que seul le sonar passif soit utilisé en patrouille opérationnelle. Ça, c’est la version officielle. Dans les faits, c’est le 6 février que la France annonce que le SNLE français a heurté ce qui pourrait être un conteneur perdu en mer. L’Amirauté britannique ne confirmera les faits que le 16 février. La coque externe du Vanguard est endommagée à tribord, au niveau du compartiment des missiles. Dans un premier temps, les autorités françaises affirment que Le Triomphant a subi des dégâts à son dôme sonar actif situé sous la proue, elles indiqueront par la suite que Le Triomphant avait heurté le Vanguard par le dessus et qu’il avait reçu des impacts en trois endroits de sa coque au niveau de son massif, d’un de ses ailerons situés de part et d’autre de la tourelle visiblement déformée par l'incident. D’après le Daily Telegraph, le coût des réparations pour les deux sous-marins est estimé à 50 millions de £. Les deux sous-marins ont pu regagner leurs ports d’attache sans assistance extérieure. On n’a jamais pu trouver des photos des dégâts. En mai 2015, le sous-marinier britannique William McNeilly, âgé de 26 ans, avait dévoilé dans un rapport 30 failles de sécurité qu'il avait remarquées lors de son service militaire de trois mois à bord d'un des sous-marins de Classe Vanguard basé à Falsane et doté de missiles Trident. Ayant échappé de justesse à la prison, M. McNeilly a été contraint de quitter les forces navales britanniques.

Mer Cocaïne
En France, on connaissait « Air Cocaïne » et en Colombie, les « sous-marins trafiquant ». Les Britanniques ont inventé « Mer Cocaïne » en mêlant les deux histoires avec l’HMS Talent (S-92). En effet, avant de partir en mission, sept marins ont été contrôlés positivement à la cocaïne le 12 mai 2019, entraînant le report de la patrouille à partir de Plymouth. A croire que l’histoire se répète puisque neuf hommes équipages avaient été contrôlés pour la même substance en 2017 sur l’HMS Vigilant (Classe Vanguard).

Un barbecue qui passe mal pendant la crise du Covid 19 (Avril 2020)
La Royal Navy a annoncé l’ouverture d’une enquête après des informations faisant état d’une fête organisée par le commandant d’un sous-marin nucléaire pour son équipage malgré le confinement en place au Royaume Uni. « Une enquête est en cours », a indiqué un porte-parole de la marine militaire, jugeant « inapproprié » de commenter davantage. Des images diffusées sur les réseaux sociaux montrent des membres de l’équipage du HMS Trenchant profiter d’un barbecue et de la musique techno diffusée par deux marins improvisés DJ, après l’amarrage du sous-marin à la base navale de Devonport, à Plymouth (sud-ouest de l’Angleterre), à la suite de plusieurs mois de manœuvres en mer. Selon la BBC, le commandant avait passé outre des recommandations de ne pas organiser de fête et il a été envoyé en congés. Deux marins de rang inférieurs ont été sanctionnés pour avoir refusé d’appliquer l’ordre d’un officier supérieur de la base navale de mettre fin aux réjouissances, durant lesquelles de l’alcool aurait aussi été consommé.

La croisière s’amuse sur l’HMS Vigilant (S30)
En 2017, La Royal Navy a sifflé la fin de la récréation. Ce bâtiment est sous le feu des projecteurs depuis que son commandant a été relevé de son commandement le temps de vérifier des allégations selon lesquelles il aurait eu une liaison intime avec un Lieutenant féminin qui servait à bord. Le Commandant en second a connu un sort identique, pour les mêmes raisons. Rappelons ici que les femmes sont autorisées sur les sous-marins britanniques depuis 2013. Mais les deux officiers du HMS Vigilant ne sont pas les seuls à avoir été relevés de leurs fonctions. Neuf autres marins de l'équipage ont été renvoyés par la marine britannique pour avoir consommé de la cocaïne. A bord du HMS Victorious (Doc) Royaume Uni - (SSBN Page 362 La véritable histoire des bateaux sous-marins). Environ 10 % des 168 membres de l'équipage du HMS Vigilant feront l'objet d'une enquête ou ont été limogés dans ce qui est considéré comme l'un des plus gros scandales sexuels et de stupéfiants au sein de la Royal Navy. En effet, outre les deux Commandants et les deux officiers féminins suspendus de leurs fonctions ainsi que les neuf sous-mariniers renvoyés pour avoir consommé de la drogue, d'autres membres de l'équipage font actuellement l'objet de mesures disciplinaires pour avoir enfreint d'autres règles. Comme si cela n’avait pas servi de leçon, trois autres marins seront contrôlés positifs à la cocaïne en 2019 à bord du HMS Vengeance lors d’une halte en Floride. Un porte-parole du ministère de la Défense a indiqué qu’une « action interne contre les individus concernés est en cours ». Il a estimé qu’il « serait inapproprié de commenter davantage », avant d’ajouter qu’il y a « une politique de tolérance zéro en matière de drogue […] Tout le personnel pris en train de prendre de la drogue sera renvoyé ». Et ce n’est pas une première dans la marine selon le quotidien Evening Standard. Il est rapporté dans ses colonnes qu’au mois d’avril dernier, sept marins auraient été révoqués du sous-marin HSM Talent après un contrôle positif à la cocaïne alors qu’ils étaient en service. Et l’année dernière (2018), il en avait été de même pour cinq marins du HMS Scott (navire océanographique de la Royal Navy). Entre 2009 et 2012, les chiffres obtenus par la BBC montrent qu'il y a eu plus de 300 incidents disciplinaires sur les 13 sous-marins de la marine, dont 42 cas d'inconduite ou d'inaptitude à cause de l'alcool ou de la drogue. L’époque où l’équipage pouvait s’enfiler trois canettes de bière par jour est bien révolue (HMS Resolution – 1986) ! C’est d’ailleurs l’équipage du Vigilant qui refait parler de lui en 2020. En septembre, lors d’une escale aux Etats-Unis à Kings Bay, un Capitaine de Corvette responsable des armes et des capteurs est renvoyé au pays après avoir rejoint le bord passablement ivre et portant sur son dos un sac contenant des restes de poulet grillé au barbecue. Le reste de l’équipage n’est pas en reste. Malgré l’ordre de ne pas quitter la base, des marins du HMS Vigilant ont bravé les consignes pour se payer une virée à Cocoa Beach, en Floride, troisième État américain le plus touché par l’épidémie de covid-19 avec près de 740.000 cas. 35 marins seront infectés. Le médecin du bord ainsi que le commandant en second – seul à connaître les codes de lancement des missiles avec le « pacha » – ont également été contaminés, alors qu’ils ont assuré ne pas avoir enfreint les règles.

Des Whiskey contre du Pepsi Cola !
Non, vous ne rêvez pas ! Le troc a réellement eu lieu en 1989. A cette époque, les entreprises américaines cherchaient de nouveau débouchés commerciaux, notamment en URSS. Le ministère américain des Affaires étrangères a joué un rôle important à cet égard - le secrétaire d'État adjoint a personnellement demandé au Directeur exécutif de Pepsi Cola (Kendall) de proposer ses produits à l'URSS. De cette façon, l’administration américaine espérait évidemment « accrocher » les Russes à un mode de vie occidental. Pepsi-Cola a été le premier produit de consommation américain à être lancé sur le marché de l'URSS. Une usine d'embouteillage de soda a ouvert ses portes à Novorossiysk en 1974. Le troc était une nécessité, car le rouble soviétique n'était pas inclus dans la liste des monnaies convertibles. En 1989, alors que Pepsi possédait déjà 21 usines en Union soviétique, Moscou a donné 17 vieux sous-marins, une frégate, un croiseur et un bombardier lance-torpilles pour le prochain lot de sirop. Les sous-marins ont ensuite été revendus par PepsiCo sous forme de ferraille. Il s'agissait de sous-marins obsolètes du Projet 613 (Classe Whiskey), construits en 1951-57. Bien sûr, toutes les armes leur avaient été retirées au préalable.

Un Tango pour un Cartel en Colombie (Opération Odessa)
Jusqu'ici les « activités » de la mafia russe étaient essentiellement l'enlèvement, l'extorsion de fonds, le jeu et la prostitution. Il faut désormais y ajouter le trafic de drogue et de sous-marins. D'après les spécialistes, la mafia russe serait même en passe d'y jouer un rôle majeur, grâce à son alliance naissante avec les cartels colombiens et à son implantation dans les paradis fiscaux des Caraïbes. L'arrestation, début 1997, de Ludwig Fainberg, dit « Tarzan », illustre ces nouvelles liaisons dangereuses. Fainberg était le patron d'une boîte de strip-tease, le Porky's, à Hialeah, près de Miami. Citoyen israélien d'origine russe, son night-club était un repaire du milieu. Les agents de la lutte antidrogue américaine ont mis trois ans à remonter les fils du formidable trafic qui s'y négociait. Selon l'acte d'accusation, Fainberg proposait aux trafiquants colombiens de leur fournir de l'armement lourd, tout droit venu des stocks de l'armée russe : un sous-marin, des missiles sol-air et des hélicoptères de combat. En échange, les Colombiens devaient lui livrer de la cocaïne destinée au marché russe. Le sous-marin de Classe Tango de 92 mètres de long et nécessitant un équipage de 62 personnes était vendu au prix défiant toute concurrence de 5,5 millions de dollars. Le « fournisseur » était un ex-officier soviétique. Le bâtiment attendait dans le port de Kaliningrad, une ancienne tête de pont de la marine soviétique aujourd'hui en plein déclin. Les hélicoptères de combat, des MI-8, étaient vendus un million de dollars pièce. La transaction aurait finalement échoué en raison de la défection des Colombiens. Selon des informations parues dans la presse américaine, deux hélicoptères auraient tout de même été livrés. Plusieurs contrats auraient déjà été passés, notamment pour la fourniture d'armes légères fusils d'assaut AK-47 et grenades. Pour prendre pied dans le trafic de drogue, la mafia russe dispose de plusieurs atouts. D'abord, elle est en mesure de fournir à ses partenaires des armes jusqu'ici inaccessibles. L'armée russe est en pleine décomposition, son budget ne lui permet plus d'entretenir les importants stocks de l'ex-armée Rouge et les militaires doivent souvent attendre leurs soldes des mois durant. Sur fond de crise financière mais aussi morale, des officiers bradent des surplus au plus offrant.

Le plus long de tous les Tangos du monde…
Cela la doit être la plus grande distance parcourue à sec et par rivière par un sous-marin (en une seule pièce). Cet exploit, il faut l’attribuer au Tango B-307 qui, pour être exposé au musée technique d'Avtova dans les steppes de la Volga, a parcouru près de 2.246 km. Le propriétaire du Musée et d’usines automobiles LADA, voulait se faire plaisir et montrer quelque chose d’extraordinaire au sein de son musée militaire. Le sous-marin est donc parti du port de Cronsdadt le 3 novembre 2003 pour atterrir à Tolyatti le 22 avril 2005. Son itinéraire traversait la Neva, le Ladoga, le Svir, le lac Onega, le lac Beloye, le réservoir Rybinsk et, enfin, la Volga. Une prouesse qui devait durer un mois et qui a mis un an et demi en raison d’innombrables difficultés techniques et financières.

On a perdu la nacelle de sauvetage du Komsomolets K-278
Lors de la construction, on avait prévu d’installer une nacelle de sauvetage qui devait se détacher en cas d’accident. Mais les tests en condition réelle (-1.000 m de profondeur) n’ont pas été réalisés. Du coup, lors d’une des premières sorties en mer, la nacelle s’est détachée toute seule à la grande surprise de l’équipage. Pendant les recherches pour la retrouver, le chef plongeur trouva la mort. Par la suite, on procéda à des tests, mais à -30 m de profondeur, par temps calme, sans inclinaison.

Prise d’otage sur le K-157 Vepr (11 septembre 1998)
Le 10 septembre 1998, peu avant minuit, le Vepr est au port de Severomorsk. Alexander Kuzminykh, un marin âgé de 19 ans qui était sous la menace d’une punition, a fait irruption de son quartier, a tué un garde en le poignardant avec un ciseau, puis a saisi son fusil d'assaut AKS-74U et a abattu cinq autres marins. Il a ensuite pris deux otages, qu'il a ensuite tués. Il s'est barricadé dans la salle des torpilles et, pendant 20 heures, a menacé à plusieurs reprises d'incendier les torpilles. Alors que le Vepr n’avait pas d’armes nucléaires et que son réacteur était arrêté, la détonation de ses torpilles aurait brisé son réacteur, créant ce que le directeur régional du Service fédéral de sécurité (FSB), Vladimir Prikhodko, a décrit « une catastrophe nucléaire... un deuxième Tchernobyl ». Il a ensuite activé de système de protection incendie en libérant du fréon mortel dans le troisième compartiment qui abritait 31 marins (l’alerte donnée à temps a heureusement permit à l’équipage de mettre leurs masques à gaz. Les tentatives pour le persuader de se rendre ont échoué. La mère de Kuzminykh a été amenée par avion à la base navale mais n'a pas pu convaincre son fils de se rendre. La situation est restée bloquée jusqu'au début de la matinée du 12 septembre, lorsqu'une unité spéciale de commando anti-terroriste du FSB a pris d'assaut la salle des torpilles. Les premiers rapports indiquaient qu'il avait été tué par le FSB en insérant un explosif dans un écouteur téléphonique qu’il avait utilisé pour communiquer avec son frère, mais des rapports ultérieurs ont indiqué qu'il s'était suicidé.

L’accident du fer à repasser
On ne déplore, à notre connaissance, qu’un seul accident à bord, sur le K-17 Arkhangelsk. Le 27 septembre 1991 lors d’un exercice de lancement missile, ce dernier est resté bloqué dans le silo et a explosé. Les dommages ont été annoncés comme « mineurs », bien qu’il y ait eu des blessés. Le Chef d’état-major de la flottille de la mer Blanche, l’Amiral Pakhomov, déclarait : « Le 27 septembre, le Commandant d’un sous-marin stratégique en mission de routine entre Severodvinsk et l’île de Jijguine, a observé un début incendie sur le pont avant. Dans le silo d’un missile balistique, le combustible solide avait pris feu, provoquant une explosion qui arracha le couvercle du silo et projetant sur le pont une masse de matériaux enflammés. Un ordre de plongée fut donné, ce qui éteignit l’incendie… Il n’y eut ni jet d’avarie, ni rejet à la mer de composants nucléaires, ni victimes parmi l’équipage. Le Commandant en chef de la Flotte a nommé une commission d’enquête ». K-17 Arkhangelsk endommagé La banalité de ce communiqué a achevé d’effrayer la population ! Quand le chef de l’administration de la ville voisine d’Arkhangelsk, Pavel Balakchine tenta d’obtenir des informations supplémentaires en contactant le Commandant en chef de la Flotte lui-même, l’Amiral Tchernavine lui répondit « Des foutaises ! Vous ne me dérangez quand même pas lorsque votre fer à repasser est en panne ! » Un fer à repasser porteur de 18 missiles RSM52 dotés chacun de dix ogives de 200 kilotonnes (à titre de comparaison, la puissance de la bombe d’Hiroshima était de 20 kt seulement…
Anecdotes étonnantes